Saison culturelle

Le pôle dédié aux affaires culturelles a pour mission de tisser des liens étroits entre le monde de l’enseignement supérieur et celui de la culture. Il s’articule autour de quatre axes majeurs :

  • Faire de Sciences Po Aix un espace ouvert au monde, un espace d’art, de rencontres et de débats ;
  • Favoriser l’accès à la culture des étudiants, des personnels administratifs et des enseignants ;
  • Soutenir les projets culturels des étudiants en leur proposant un accompagnement pédagogique
  • Encourager la participation des enseignants-chercheurs aux événements culturels de la cité et permettre la diffusion des connaissances scientifiques.

La culture à Sciences Po Aix, ce sont des concerts, des expositions, des projections, des conférences … autant de projets dont les étudiants, les enseignants et les personnels peuvent être les acteurs ou les spectateurs.

Retrouvez toutes les actualités de la Saison Culturelle dans la rubrique Actualités de notre agenda et sur la page Facebook @CultureSciencesPoAix

La Saison Culturelle 2023-24

Depuis bientôt dix ans, nous nous efforçons de défendre une politique culturelle exigeante et ambitieuse fondée sur une conviction profonde : en tant qu’établissement d’enseignement supérieur et de recherche, nous nous devons d’être un lieu de culture, qui ouvre grand ses portes aux penseurs et aux artistes. Cette année, nous proposerons donc, une fois de plus, à nos étudiants, à nos personnels et au public de la région des rencontres, des débats, des projections, du spectacle vivant et nous recevrons un artiste associé : le dessinateur Jacques Ferrandez, qui nous fera l’honneur de cheminer à nos côtés. Nous plaçons donc notre année sous les bons auspices de ses coups de crayons, à l’image de ce théâtre national d’Alger qu’il nous a offert pour illustrer la saison culturelle 2023-24.

Roxana Nadim, responsable des affaires culturelles de Sciences Po Aix.

Jacques Ferrandez artiste associé à Sciences Po Aix en 2023-24

Dessinateur et scénariste, Jacques Ferrandez est né en 1955 à Alger. Il publie ses dessins pour la première fois en 1978 dans la revue (À suivre), avec le scénariste Rodolphe puis en solo avec Arrière-pays (1982). À partir de 1987, il commence sa grande fresque sur l’histoire de l’Algérie : dans Carnets d’Orient 1830-1954, Carnets d’Algérie 1954-1962 et Suites algériennes 1962-2019, il sera tour à tour question de la conquête de l’Algérie, de la guerre, de l’indépendance et de l’Algérie postcoloniale. Il consacre aussi une partie de son travail à des adaptations et des collaborations littéraires : il adapte notamment en bande-dessinée Jean de Florette et Manon des Sources de Marcel Pagnol, le polar de Maurice Attia, Alger la noire, L’Hôte, L’Étranger et Le Premier Homme d’Albert Camus et le roman de Jean Giono, Le Chant du monde. Avec Tonino Benacquista, il signe L’Outremangeur, qui est adapté au cinéma, et La Boîte noire. Il est aussi l’auteur de nombreux carnets de voyage : Syrie, Istanbul, Irak, Liban, Les Tramways de Sarajevo, et Retours à Alger et de la BD-reportage, Cuba père et fils.

Les éditions précédentes

La nature est une femme publique. Nous devons la mater, pénétrer ses secrets et l’enchaîner selon nos désirs. » On connait toutes et tous ces quelques mots du philosophe Francis Bacon. On connait aussi les « animaux machines » de René Descartes ou sa conception de la science qui peut nous « rendre comme maîtres et possesseurs de la nature ». Ces idées sont emblématiques d’une modernité triomphante qui accorde une place primordiale à la rationalité, à la technique et au concept de progrès. En quelques années, le jeune XXIe siècle a appris à critiquer férocement cet héritage et a montré que le clivage entre nature et culture n’était plus opérant. C’est ce que nous enseignent l’écologie, les études de genre, mais aussi le droit qui a défini le crime d’écocide. À travers des rencontres, des débats, des spectacles, des expositions et des projections, à travers un dialogue constant avec des artistes, nous interrogerons la nature dans tous ses états, en semant des petites graines pour un monde commun plus accueillant et plus harmonieux.

Roxana Nadim,
responsable des affaires culturelles de Sciences Po Aix

Programme de la Saison Culturelle 2022/2023

Pendant des mois, le monde semblait s’être arrêté, les portes des lieux de culture se fermaient, nos salles de classe se vidaient et nous nous éloignions les uns des autres. Et puis il y eut une petite lueur, quelque chose qui tremblait doucement et ressemblait au retour à la vie. Le thème de notre saison culturelle s’est alors imposé comme une évidence : « Mouvements ! », avec un point d’exclamation qui serait comme un cri de joie, comme un élan que l’on voudrait partager avec enthousiasme.

Les mouvements sont pluriels bien sûr. Ils sont démographiques, ils sont politiques, ils sont sociaux et culturels. Ils sont aussi purement artistiques : le mouvement c’est le geste créateur, le tempo musical ou les oscillations de la caméra. Andante, allegro, fortissimo, nous allons vivre notre movida !

Il nous faudra rattraper le temps perdu : la saison culturelle sera donc foisonnante. Nous allons écrire, débattre, filmer, danser, jouer, nous retrouver enfin pour partager nos mouvements.

Roxana Nadim,
responsable des affaires culturelles de Sciences Po Aix

Programme de la Saison Culturelle 2021/2022

Dans son Projet de paix perpétuelle, Emmanuel Kant explore les conditions d’une paix durable et véritable dans le monde. Dans l’article trois de son texte, il écrit : « Le droit cosmopolitique doit se borner aux conditions d’une hospitalité universelle ». En d’autres termes, la paix universelle suppose le « droit qu’a tout étranger de ne pas être traité en ennemi dans le pays où il arrive.

Certes, depuis des siècles, les femmes et les hommes avaient fait de l’hospitalité un devoir sacré, un élément culturel fort, marqué par divers rituels, mais avec Kant l’hospitalité devient un élément incontournable du droit moderne.

Aujourd’hui, alors que de nombreuses personnes peuvent circuler librement sur la planète, d’autres sont condamnées à demeurer prisonnières de leurs conditions de vie tragiques. Comment, dans ce contexte, penser le devoir et le droit liés à l’hospitalité ?

Tout au long de l’année, nous cheminerons à travers les propositions culturelles, afin de voir comment les artistes s’emparent de cette exigence d’accueillir l’autre.

Roxana Nadim,
responsable des affaires culturelles de Sciences Po Aix

Programme de la Saison Culturelle 2020/2021

“À la fin tu es las de ce monde ancien …” c’est par ce vers que, au seuil de la Première Guerre mondiale, Guillaume Apollinaire débutait son poème “Zone”. Au gré d’une déambulation dans Paris, le poète interrogeait l’idée de modernité et prédisait la fin d’une certaine culture européenne humaniste.

Aujourd’hui, la question se pose à nouveau car l’Europe semble traverser un moment bien sombre de son histoire. La montée de l’extrême droite, les naufragés en mer que l’on refuse d’accueillir, l’urgence climatique, la précarité grandissante sont autant de signes qui nous alertent et nous indignent.

Notre monde moderne, celui que nous bâtissons depuis plusieurs siècles, serait-il en train de mourir ?

C’est sous le signe des renaissances que nous avons souhaité placer notre saison culturelle car nous pensons qu’un monde nouveau, plus beau et plus juste, pourra voir le jour. Nous laisserons pour cela la parole aux artistes qui, à l’image d’Apollinaire renouvelant la poésie en temps de crise, sauront certainement inventer notre futur et accrocher des étoiles devant nos yeux.

Roxana Nadim,
responsable des affaires culturelles de Sciences Po Aix

Programme de la Saison Culturelle 2019/2020