Cédric Soumaho
Arrivé à Sciences Po Aix en mars 2026 dans le cadre d’un stage de six mois, Cédric Soumaho a accompagné la mise en place de la mission Transition environnementale de l’établissement. À 31 ans, il s’appuie sur cinq années d’expérience en cabinet d’études et achève un master en Ingénierie et Management de l’environnement et du développement durable à l’Université de Technologie de Troyes.
Quel rôle une École comme Sciences Po Aix peut-elle jouer dans la transition écologique ? Que nous apprend son premier bilan carbone ? Il partage son regard et son expérience.
Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?
Titulaire d’un bac scientifique, je me suis orienté très tôt vers, des études en génie de l’environnement, avant de poursuivre avec un master en ingénierie et management de l’environnement et du développement durable. Sensible depuis toujours aux enjeux socio-environnementaux, j’ai intégré un cabinet d’études en tant qu’auditeur en environnement et chargé de projets en évaluation environnementale et sociale.
En quoi une école comme Sciences Po Aix a un rôle à jouer dans la transition écologique ?
Face à l’intensification des défis climatiques et environnementaux, il est urgent aujourd’hui d’opérer une transition écologique profonde qui touche à toutes les sphères de notre société. Investi d’une responsabilité majeure dans la formation des citoyens et des professionnels, Sciences Po Aix devient donc un acteur capable d’avoir un réel impact sur cette dynamique nationale, qui manque encore d’élan.
L’École a réalisé au printemps dernier son premier bilan d’émission de gaz à effet de serre, dont les résultats seront prochainement publiés. Quel est le principal enseignement de ce bilan ?
Cette comptabilité carbone interpelle l’ensemble de la communauté de Sciences Po Aix sur la nécessité d’engager et de poursuivre une transformation durable de nos modes de vie, de production et d’organisation. J’ajouterais que, pour y parvenir, il faudra fédérer les efforts à tous les niveaux afin d’éviter que les différentes initiatives ne restent isolées.
En quoi un regard d’élève ingénieur vient-il nourrir la démarche de Sciences Po Aix ?
En tant qu’élève ingénieur, j’apporte à Sciences Po Aix, d’une part, un savoir-faire technique qui ne relève pas directement de ses champs de formation et, d’autre part, un nouveau prisme d’observation de la démarche engagée.
Aussi, comme le dit une expression bien connue, « Nul n’est prophète en son pays ». Le choix d’un profil différent de l’univers Sciences Po favorise une prise de recul sur les pratiques existantes et permet de faire émerger des pistes d’amélioration parfois moins visibles pour les acteurs directement impliqués.
Après six mois à Sciences Po Aix, que retenez-vous de cette expérience ?
J’ai eu la chance de faire partie d’une équipe à la fois compétente et bienveillante, qui a grandement facilité mon intégration et la réalisation de mes missions durant ces six mois de stage.
Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est l’ambition de la direction d’aller au-delà des seules exigences réglementaires pour traduire les engagements de l’établissement en initiatives concrètes et mesurables face aux défis environnementaux. J’ai également constaté une réelle mobilisation des personnels, déterminés à contribuer pleinement à cette dynamique.