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Lily Laville et Waguih Morcos

Représentants de la promotion Gisèle Halimi (2020-2025) lors de la Remise des prix et des diplômes du 13 février dernier, Lili Laville et Waguih Morcos répondent cette semaine à nos questions. Ils évoquent l’écriture de leur discours, leurs meilleurs souvenirs à Sciences Po Aix, et leurs projets d’avenir.

Pourriez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours à Sciences Po Aix ? Que vous a apporté l’École et ses enseignements ?

Lili : Je m’appelle Lili Laville, j’ai 22 ans et fais partie de la promotion Gisèle Halimi, fraîchement diplômée. J’ai rejoint Sciences Po Aix en 2020, au sortir de mon année de terminale littéraire. Après deux années passées au sein du cursus classique, puis une troisième année d’échange universitaire à Liverpool, j’ai intégré le master Carrières Publiques. Pour mon master 2, j’ai choisi de suivre la préparation au concours d’entrée de l’École Nationale de la Magistrature. 

Sur le plan académique, je dirais que l’École m’a inculquée la rigueur et la persévérance. Nous avons la chance d’apprendre avec des professeurs aussi exigeants que bienveillants, qui prêtent une attention particulière au respect des méthodologies. La charge de travail parfois (très) élevée, notamment en master, m’a permis de développer des capacités d’adaptation et d’organisation qui me sont utiles chaque jour. Sur un plan davantage personnel, Sciences Po Aix m’a offert la possibilité de satisfaire ma curiosité, avec des cours, des conférences et des évènements sur des thématiques très diverses. Il y en a pour tous les goûts ! Sciences Po Aix est également un contexte propice au développement de la confiance en soi ; si je n’osais pas trop prendre la parole lorsque je suis arrivée, je suis désormais impliquée dans chaque débat ! 

Waguih : Je m’appelle Waguih Morcos et je suis bientôt diplômé de la promotion Gisèle Halimi. J’ai intégré Sciences Po Aix dès la première année, et mon parcours au sein de l’École a été particulièrement riche, aussi bien sur le plan académique qu’associatif et institutionnel.

J’ai suivi le master Métiers de l’information en alternance, qui m’a permis de développer des compétences solides dans l’analyse des enjeux contemporains, la communication et la production de savoirs, tout en cultivant l’esprit critique propre à notre bonne maison. 

En parallèle, j’ai essayé de contribuer pleinement à la vie de l’établissement. J’ai eu la chance de présider l’association CASA (aujourd’hui Réfugi’Aide), puis d’être trésorier de l’Association Internationale (actuel Bureau des Internationaux). J’ai aussi eu le plaisir d’être manitou de l’équipe de football de l’école, “La Daronne”, pendant deux ans.

J’ai également été élu membre du Conseil d’administration de l’École, ce qui m’a permis de siéger dans plusieurs instances importantes : la commission disciplinaire, la commission de la formation et de l’innovation pédagogique, ainsi que la commission FSDIE. Ces fonctions m’ont offert une autre perspective sur le fonctionnement de l’institution et sur l’importance du dialogue entre étudiants, enseignants et administration.

L’École m’a ainsi apporté bien plus qu’un enseignement : une formation intellectuelle exigeante, un cadre stimulant, des responsabilités variées, et surtout une expérience collective qui m’a profondément construit et préparé pour la suite.

Vous serez les représentants de la promotion Gisèle Halimi sur scène lors de la cérémonie de remise des prix et des diplômés du 13 février prochain : comment avez-vous préparé votre discours ? Quelles ont été vos inspirations ?

Lili : Représenter notre promotion à travers un discours est à la fois un grand honneur et un grand défi. Tous les parcours sont différents : entrée en première ou en deuxième année, appartenance au bureau d’une association ou adhésion discrète , choix de la destination de 3A, choix de master… . Le défi, c’est donc d’inclure tout le monde, de parler à tous et de tous, en cinq minutes seulement. Pour tenter d’y parvenir, je me suis concentrée sur les moments de commun, sur les grandes étapes que traverse tout tout étudiant de l’École : intégration, élection du BDE, expérience à l’étranger, préparation du grand oral, etc. Je me suis replongée dans les photos et les vidéos de ces cinq années ; cela m’a rappelé d’excellents souvenirs et m’a permis de donner plus de concrétude au propos.

Waguih : Avec ma camarade Lili, nous avons préparé ce discours comme un moment collectif, à la fois fidèle à l’esprit de notre promotion et à ce que nous avons vécu ensemble durant ces cinq années à Sciences Po Aix. Nous souhaitions proposer quelque chose de sincère, qui puisse rassembler toute la promotion, tout en évitant un format trop classique.

Nous avons donc travaillé autour d’un équilibre entre humour, émotion et réflexion, en nous appuyant sur des souvenirs partagés qui parlent à tous : la vie étudiante, les engagements associatifs, les expériences marquantes, mais aussi les épreuves communes, comme les années marquées par la pandémie.

Nos inspirations viennent également de ce que représente notre promotion, GisèleHalimi, une figure de courage et de parole. Son engagement nous a semblé résonner particulièrement avec ce moment de passage : celui où l’on quitte l’École pour entrer dans “l’après”, avec des responsabilités nouvelles et l’envie de continuer à s’engager, chacun à sa manière.

Ce discours est avant tout une façon de célébrer un parcours commun, de remercier celles et ceux qui nous ont accompagnés, et de partager un message d’élan et de confiance pour la suite.

Comment vous sentez-vous à l’approche de cette soirée de remise des prix et des diplômes ?

Lili : J’éprouve, comme beaucoup de mes camarades de promotion, une pointe de nostalgie. J’avais 17 ans quand je suis entrée à Sciences Po Aix et j’ai grandi avec cette école ; beaucoup de mes habitudes au sein de Sciences Po Aix sont donc devenues des habitudes de vie. Difficile d’admettre que l’on n’attendra plus devant la machine à café de l’amphi Bruno Étienne à 7h59, qu’il n’y aura plus d’exposés à préparer dans le patio, ni d’afterworks autour des fontaines aixoises. Cela dit, le sentiment qui prédomine reste l’enthousiasme. Notre promotion ne s’est pas retrouvée au complet depuis plus d’un an et nous avons hâte de nous réunir une dernière fois, surtout pour ce moment si important. J’imagine déjà la fierté des étudiants et de leurs familles assises dans les gradins, face à la remise de ce diplôme que l’on a tant attendu !

Waguih : À l’approche de cette soirée, je ressens un mélange d’émotion, de fierté, de nostalgie… et aussi, il faut l’avouer, un peu de stress. Prendre la parole devant autant de monde lors d’un moment aussi symbolique est à la fois un honneur et une responsabilité.

Cette cérémonie marque la fin d’un cycle important et le début d’une nouvelle étape. C’est aussi une occasion rare de se retrouver tous ensemble, de mesurer le chemin parcouru depuis la première année, et de célébrer ce que nous avons construit en tant que promotion.

Je suis très honoré de pouvoir représenter, avec Lili, la promotion Gisèle Halimi sur scène. Même si l’exercice est impressionnant, c’est avant tout un moment de partage, qui permettra, je l’espère, de faire revivre quelques souvenirs communs et de transmettre un message positif pour la suite.

Je pense que ce sera une soirée forte, à la fois joyeuse, émouvante, et pleine de sens pour chacun d’entre nous.

Pouvez-vous nous parler de vos futurs projets ?

Lili : J’ai la chance de faire ma rentrée à l’École Nationale de la Magistrature dans quelques jours. À l’heure où vous lisez ces quelques lignes, je suis probablement dans le train, ou même déjà à Bordeaux !

Notre scolarité dure 31 mois, mais pour vous proposer un avant goût, nous débutons par quatre semaines de cours théoriques, suivies d’un stage de trois mois en cabinet d’avocat.

Waguih : Pour la suite, je suis actuellement à un moment de réflexion, avec plusieurs pistes professionnelles qui m’intéressent particulièrement. J’hésite notamment entre une opportunité dans le domaine aérien, un secteur qui m’attire par ses enjeux stratégiques ou une expérience au sein d’une préfecture, qui représenterait une continuité logique avec mon intérêt pour l’action publique et le fonctionnement de l’État.

Je réfléchis également à la possibilité de poursuivre avec une année supplémentaire de master en alternance à Paris, afin d’enrichir encore davantage mon expérience professionnelle, de consolider mon parcours et de renforcer mon profil.

Quoi qu’il en soit, je souhaite m’orienter vers des projets porteurs de sens, en mobilisant les compétences acquises, et en continuant à apprendre au contact des acteurs publics et des grands enjeux contemporains.

Quel message souhaitez-vous adresser aux autres promotions de l’École ?

Lili : J’aimerais leur dire de s’investir pleinement dans l’aventure “Sciences Po Aix” et de saisir toutes les opportunités qu’elle offre : cultiver toutes les facettes de notre école est la garantie d’années riches en expériences et en souvenirs ! Je voudrais aussi leur confier que moi aussi j’ai douté, que moi aussi j’ai été débordée et que tout cela m’a valu des remises en question. Mais avec du recul, je crois sincèrement que ces difficultés nous forgent et nous préparent à atteindre les carrières auxquelles nous souhaitons nous consacrer. Ah… et j’oubliais, choisissez le master Carrières Publiques !

Waguih : Le message que j’aimerais adresser aux autres promotions est simple : profitez pleinement de vos années à Sciences Po Aix, car elles passent beaucoup plus vite qu’on ne l’imagine.

Ces années sont une chance unique pour apprendre, se construire, faire des rencontres marquantes et s’engager dans des projets collectifs, que ce soit à travers les associations, les initiatives étudiantes ou la vie de l’École.

Je leur dirais aussi de ne pas avoir peur de douter, de changer de voie ou de ne pas tout savoir immédiatement. Sciences Po Aix est un lieu qui forme intellectuellement, mais qui permet aussi de trouver progressivement sa place et sa voix.

Enfin, je les encourage à vivre cette expérience avec curiosité, exigence et enthousiasme, en gardant toujours en tête que ce parcours ouvre des portes, mais surtout qu’il donne des outils pour comprendre le monde… et, à sa manière, contribuer à le transformer.