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02.2026
Mazan. Anthropologie d’un procès pour viols. Retour sur une expérience de recherche collective
Amphi Bruno Étienne | Site Saporta
Septembre 2024. Le procès de Mazan fait l’effet d’une onde de choc. L’événement judiciaire déborde de l’enceinte du tribunal et résonne dans les familles, les quotidiens professionnels, les relations amicales et amoureuses. Depuis la salle d’audience jusque dans les rues d’Avignon et de Mazan, des anthropologues ont voulu suivre ce procès. Leur enquête a permis de recueillir des centaines de témoignages – de journalistes, avocat(es), membres de collectifs féministes, étudiant(es), personnels de santé, commerçant(es). – offrant un point de vue inédit sur cet événement. Ce livre donne à entendre les échos d’un procès de société et ce qu’ils révèlent des rapports de pouvoir et des relations entre les femmes et les hommes. Les intervenantes reviendront sur les choix et défis, notamment méthodologiques, qui se sont posés à leur équipe, lancée dans une enquête ethnographique autour de ce procès fortement médiatisé. Elles montreront comment leur présence sur le terrain, durant un mois, et leur approche collective de la recherche ont permis, à travers l’écriture d’un livre-fresque, d’explorer les dynamiques sociales qui sous-tendent les violences sexuelles faites aux femmes.
Intervenants :
- Stéphanie Fonvielle, est maîtresse de conférences en sciences du langage à Aix-Marseille Université et membre du Centre Norbert Elias (UMR8562). Inscrites dans le champ de la linguistique de l’écrit, ses recherches ont porté sur des écrits littéraires (Marcel Proust, Frédéric Dard) et peu-lettrés (correspondances de Poilus, blogs gitans). Elle travaille actuellement sur des formes d’écritures exposées, comme les collages ou les graffitis carcéraux.
- Riwanon Gouez, est doctorante en anthropologie au Centre Norbert Elias et au Centre Maurice Halbwachs. Ses recherches portent sur les pratiques de soin des parteras (sages-femmes) misak en Colombie et sur leur rôle face aux violences sexuelles.
- Corentin Legras, est doctorant en socio-anthropologie au Centre Norbert Elias et au Centre d’étude des mouvements sociaux. Il travaille sur les violences sexuelles faites aux enfants. Sa thèse porte sur les cas d’inceste commis par des mineur(es). Tous trois, au sein du Centre Norbert Elias, inscrivent leurs recherches dans l’axe « Chantiers féministes ».
Tous trois, au sein du Centre Norbert Elias, inscrivent leurs recherches dans l’axe « Chantiers féministes ».
Une conférence organisée par le Centre Norbert Elias.