A l’initiative de Valéry CHAVAROCHE, fondateur du Comité d’honneur pour l’hommage de la République à Philippe SEGUIN, les Villes de Nice et de Marseille, à l’unanimité  de leurs Conseils municipaux, viennent de rendre hommage à celui qui fut ancien élève de notre Institut et Président de son Conseil d’administration. Ce Comité d’honneur, constitué de personnalités politiques, intellectuelles et sportives de tous horizons et de toutes sensibilités, a reçu le soutien personnel de Monsieur  Emmanuel Macron, Président de la République, qui avait fait l’éloge de la personnalité et du parcours exemplaire de Philippe Séguin, Pupille de la Nation, à Lyon en 2017 puis à Epinal en 2018.

M. Christian Estrosi, Maire de Nice, a répondu favorablement à la suggestion de Valéry Chavaroche de dénommer une allée Philippe Séguin, dans le nouveau quartier étudiant de la Gare du Sud, face à la statue de l’Homme du 18 Juin 1940. Philippe Séguin vécut à Nice en 1969 et 1970 : à l’issue de sa scolarité à l’École nationale d’administration ( ENA) , il  fut nommé chargé de mission auprès du Recteur de l’Académie de Nice. Dans ces fonctions, il s’attacha notamment à contribuer très activement à la création de l’Université de Toulon.

M. Jean-Claude GAUDIN, Maire de Marseille, et le Conseil Municipal dans sa séance du 8 octobre 2018 viennent de dénommer à l’unanimité  «Philippe Séguin  » le nouveau rond-point situé à l’angle du boulevard Pierre Ménard et de l’avenue Jean Lombard, dans le 11e arrondissement, dans le quartier de la Pomme, dans ce quartier de la cité phocéenne où s’illustrèrent, en août 1944, les tirailleurs algériens du 3e Régiment de Tirailleurs Algériens (3e RTA) du colonel de Linarès. Le père de Philippe Séguin, Mort pour la France après le Débarquement de Provence, était aspirant dans les Tirailleurs, et Philippe  Séguin avait à cœur de toujours rappeler  l’épopée  de l’Armée d’Afrique.

Philippe Séguin  avait tenu à célébrer au Palais du Pharo à Marseille le Bicentenaire de la Cour des Comptes, le 26 juin 2007. Dans son mémoire de proposition, Valéry Chavaroche a souligné aussi auprès du Conseil Municipal de Marseille les multiples liens personnels très forts unissant Philippe Séguin à Marseille :  natif  de Tunis, il débarqua, en 1956, à la Joliette.

Le 6 février 2006, lors de la séance solennelle de rentrée de la Chambre régionale des comptes à Marseille, Philippe Séguin déclara  :

« Je me  réjouis beaucoup de me retrouver à Marseille où j’ai moi-même tant de souvenirs. C’est au lycée Saint-Charles que j’ai passé l’oral de  mon baccalauréat et cela ne s’oublie pas. C’est à quelques encablures du Vieux Port, au 75 rue Francis Davso, que j’ai connu, au quotidien « Le Provençal », ma première expérience professionnelle de journaliste, parallèlement à mon cursus si formateur à Sciences Po Aix . C’est sous la direction du grand historien marseillais, le professeur Pierre Guiral, que j’ai rédigé mon tout premier ouvrage, consacré à la presse marseillaise sous la Deuxième République. »